OISEAUX BAROQUES
 Couperin, Haendel, Vivaldi

Hugo Reyne, flageolet, flûte, serinette, appeaux… 

Saskia Salembier, violon I et chant

Matthieu Camilleri, violon II 

Jérôme Vidaller, violoncelle

Yannick Varlet, clavecin

© La SdM

Les oiseaux, source d’inspiration infinie pour les compositeurs de tous les temps, ont inspiré un nombre incroyable d’oeuvres musicales.

Pour ce programme Oiseaux baroques, je suis cependant resté dans les limites du XVIIIème siècle.

Grâce à Mozart et sa Flûte enchantée, je suis parti du personnage de Papageno et donc de la vision d’un oiseleur de 1791. Je me suis donc identifié à celui-ci. A cette époque, il était encore d’usage d’apprendre de petits airs aux oiseaux domestiques. C’est ainsi qu’est né un petit instrument pour se faire : le flageolet d’oiseaux. 

Dans ce concert, j’ai souhaité vous faire partager mes trouvailles en matière de musique « avicole » comme l’air d’une marchande d’oiseaux de Mouret, la sonate Le Coucou de Finch ou encore L’Oiseau en cage de Graupner.

A côté de ces raretés, j’ai surtout voulu illustrer ce thème aérien avec des compositeurs bien connus de la période dite baroque : Couperin, Haendel, Rameau, Telemann et Vivaldi. Chacun de ces grands maîtres a su illustrer musicalement son oiseau de prédilection, abordant, tour à tour, l’amour, la plainte, la joie et même la mort du volatile.

Le chant des oiseaux est généralement si élaboré qu’il est difficile aux compositeurs de les imiter réellement dans leur écriture. Même Messiaen a dû y éprouver un sentiment d’impuissance tant leur créativité musicale nous dépasse. L’interprète sera donc tenté d’aller plus loin dans l’approche de l’imitation du ramage, de la richesse des gazouillis, de la variété des trilles, de la légèreté du pépiement, de la souplesse et de la liberté de l’oiseau.

L’oiseau décline aussi, à lui seul, un grand nombre de concepts qui vont de la plume, avec laquelle je vous écris, jusqu’aux oeufs sur lesquels je suis en préparant ce programme qui, j’espère, vous fera voler vers un monde merveilleux, vu par un Papahugo du XXIème siècle.